Un jour de plus...

Les petits rien qui font que la vie est agreable

dimanche 20 novembre

Avenir

Ces derniers temps, je me suis pas mal remis à grimper. Sans vrai objectif de performance avoué, même si ça fait toujours plaisir de passer des voies dures pour son niveau. C'est motivant, ça fait un engrenage. J'essaye donc de trouver toujours un point positif dans mes sorties. Par exemple hier à Saint Jeannt, sur site très patiné et assez engagé, je n'ai pas fait de perf éclatante, si ce n'est ce 6b très à doigts, légèreent déversant sur chiures de mouche très aggressives. Presque passé, certes en moulinette, mais qui donne espoir, et l'équipement peu espacé par rapport au reste du site donne envie de revenir, de travailler, et de passer.

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6b sur chiures de mouches

En revoyant le film de La Cordée de rêve de Patrick Bérhault hier soir, j'ai compris que je ne ferai jamais de grand alpinisme. Mes différents accidents, la mort toute récente de mon grand-père qui m'avait appris à aimer les choses simples m'ont révélé cette petite vérité enfouie au fond de moi : j'aime trop la vie et ses plaisirs pour la risquer dans ce genre de choses. Je suis trop trouillard. Pour moi, c'est presque une chose certaine maintenant, l'alpinisme ne sera ajamis engagé, jamais exposé, jamais comme la Gousseault-Desmaison : D'une ampleur, d'une beauté et d'une difficulté exceptionnelles. Ces mots de Bérhault, et ceci d'autant plus quand on sait à quel point le bonhomme avait tendance à minimiser la difficultés des choses qu'il accomplissait, m'ont amené à revoir les récits d'alpinisme d'antan à la juste valeur que je me dois de leur donner : un recit qui me fait vibrer par les aventures vécues, mais dans lequel je ne m'identifie plus au héros.

Dorénavant je me contenterai de regarder ces itinéraires magiques, de lire les récits, de voir les photos en m'extasiant devant la difficulté.

Un peu de magie m'a quitté, et je le remarque seulement.

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vendredi 14 octobre

Résiliser wanadoo

Ca y'est, maintenant je sais pourquoi pour résilier un abonnement internet chez wanadoo, ça ne se fait pas en agence. C'est tout simpelment parce que ça coûterait beaucoup trop cher à la boîte en accidents du travail.
Soyez honnête, vous avez déjà tenté de résilier ? Ca vous a pas donné envie de coup-de-bouliser bien fort la ou les personnes que vous avez eu au bout du fil ?
Ca commence par une musique d'ascenceur, puis au bout de deux minutes (si vous avez de la chance), quelqu'un vous répond aimablement (le ton aimable est rapidement abandonné lorsque vous précisez l'objet de votre requête) afin de vous demander votre numéro de lcient, nom, prénom, adresse, etc, puis le motif de la résiliation.
- Vous n'êtes pas satisfait du service ?
- Oh non, ce n'est pas ça, mais je déménage.
Ok, un peu de mauvaise foi ne fait de mal à personne pour s'épargner le baratin patho-économique. C'est moins cher ailleurs, c'est tout. Je déménage, et au lieu de faire un transfert, je change d'opérateur.
On vous explique donc qu'on va vous mettre en relation avec le personnel adéquat-ne-quittez-pas. Re-musique d'ascenceur pendant encore 3 ou 4 minutes, puis un enregistrement vous prévient que tous le personnel est en ligne et vous invite à rappeller ultérieurement, puis raccroche gracieusement la ligne à votre tronche.
Légèrement échaudé (doux euphémisme), vous rappellez encore, re-musique d'ascenceur pendant 5 minutes cette fois, puis une autre personne, vous réexpliquez que vous voulez résilier, et rebelotte
- Ne quittez pas monsieur, je vous met en relation avec la personne adéquate.
- Non, attendez, vous me METTEZ en RELATION avec quelqu'un, ok ? Vous ne me raccrochez pas au nez après 5 minuntes de musique comme tout à l'heure. A 34 cts d'euro la minute, ça fait un peu mal, vous ne trouvez pas ?

Bon, le gars un peu gèné comprend qu'on en a marre, et hop, re-musique d'ascenceur, mais cette fois un message nous invite à patienter "plus de 10 minutes".
Après la petite attente, une femme décroche, hourrah, le graal, je vais pouvoir résilier.
- Alors monsieur, quel est le motif de votre demande de résiliation ?
- Je déménage -- ce n'est pas un problème de qualité de service, mais ça va bientôt le devenir je pense.
- Ahhh mais monsieur, vous êtes clients de puis longtemps -- je vois que vous aimez vous faire arnaquer et payer très cher, pourquoi ne pas continuer ? -- nous avons des formules pour les déménagements, blablabla...
- Ecoutez, je veux juste résilier pour le moment -- allez, tentons le gros bobard --, après c'est le nouvel employeur de mon amie qui va nous payer internet, donc ce sera à lui de voir.
- Ah mais monsieur, je peux aussi mettre une option -- visiblement le bobard n'est pas passé, ah ils sont fourbes ! --, vous en parlez à la personne, et vous nous appellez ensuite si vraiment vous souhaitez résilier -- comme ça on arrivera à vous faire payer encore 30 minutes de hotline-- qu'en pensez-vous ?
- Ecoutez, je veux résilier !
- Vraiment monsieur, vous êtes certains, on résilie ?
- Oui ! -- ecoutez, ne m'emmerdez pas, ça commence à bien faire, vous vous rendez compte à quel point vous êtes chiants ? Vous êtes en gros deux fois plus cher que la concurrence, et vous justifiez ça notamment par une hotline très efficace, or là ça fait environ 20 minutes que je suis là et je n'ai encore rien obtenu de constructif à part de la musique de supermarché, à 34 cts d'euro la minute, vous savez, si je vais au K-rouf près de chez moi, c'est gratuit. Quand je pense que vous avez le quasi monopole sur les télécommunications fixe nationales, vous pourriez au moins faire la hotline gratuite, merde. Je trouve vos procédés odieux, votre ton complaisant répugnant, alors maintenant arrêtez de me faire perdre mon temps et mon argent -- résiliez-moi, s'il vous plaît.

Après ça cette -- grosse chieuse de -- télé-opératrice doit taper sur son clavier pendant encore 2 minutes avant de dire que la demande a été enregistrée, et que pour qu'elle soit validée, on va en plus aller devoir sa farcir 30 minutes de queue à la poste pour faire un joli recommandé AR.

Voilà, maintenant je sais que si les résiliations se font uniquement par téléphone et lettre, c'est parce que sinon à peu près chaque télé-opérateur se ferait péter la gueule en moyenne une fois toutes les 2 semaines.

26 minutes et 34 secondes et un RAR, soit une dépense équivalente à un mois d'abonnement ADSL même débit chez un concurrent.
Heureusement que je peux utiliser le téléphone du bureau.

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lundi 25 juillet

Des raisons d'espérer

Depuis quelques temps, j'étais inquiet. Être passionné, c'est bien, mais ça veut aussi dire le risque de tout perdre. J'aime la montagne, beaucoup. Après deux accidents auxquels je n'aurai pas dû échapper, on se met forcément à réfléchir. Et c'est naturellement que la peur vient, doucement, s'insinuer en soi dans les moindres recoins. J'aais peur, peur de grimper en tête, même dans des choses faciles. J'ai perdu de mon niveau. Et si un jour la peur prend le dessus ? Que me restera-t-il ? Si je ne suis plus capable d'aller là haut ?

Et j'ai eu une réponse hier. Une simple randonnée dans les cailloux, passant cols, petits sentiers, versants pentus, verts, boisés ou dénudés... Je suis bien, là, même sans corde, même sans vide, sans glace...

Et je suis heureux.

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samedi 23 juillet

Nice Jazz Festival

Jeudi soir, quelques perles sur la scène des Arènes au Nice Jazz Festival...

Steaps Ahead :

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Esbjörn Svensson trio :

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Il y avait aussi ce soir-là Richard Galliano et son New York Trio, Bernard Lavailliers, Sinsemilia, ...

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mardi 19 juillet

Et soudain c'est le drame...

Les guêpes me portent décidemment dans leur coeur, surtout celles des gorges du Loup.
Jeudi matin :
- Alors on est partants pour aller grimper ?
- Ouais. J'avais pensé aux gorges du Loup, il fera frais. Par exemple, on peut aller faire des grandes voies à l'Hermitage.
- Euh, moyen l'Hermitage, l'an dernier je me suis fait attaquer par des guêpes au milieu de la deuxième longueur, on a dû passer à proximité d'un nid. Je me suis fait piquer 4 fois.
- Bon, les Balcons alors ?
- Ok pour les balcons.

Aux balcons aussi il y a un nid :-) Mais une seule piqûre cette fois-ci, heureusement... Et le reste de la journée chouette.

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Ces vicieuses ont mis leur nid à la sortie d'un petit toit :-)

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lundi 11 juillet

Un peu de cuisine

Filets de rouget, tomates et courgettes au cumin et vinaigre balsamique, riz au curcuma.

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Sans oublier le Côtes Saint Jacques 2003.

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dimanche 10 juillet

Mont Blanc

Le Mont Blanc vu d'avion. La ligne Nice - Bâle passe tout juste à la verticale au-dessus du massif. En soirée, on assiste alors au couché de soleil sur les hauteurs. On voit parfaitement tous les grands sommets, c'est un régal d'alpiniste, et on voudrait que le temps suspende le vol EJ 1008 NCE-BSL, pour pouvoir admirer tranquillement les faces, les voies, les sommets...

Et également, le manque cruel de neige, le recul des glaciers, et les éboulements sur les faces rocheuses comme la face W des Drus...

Le Monde change.

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cliquez pour agrandir

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samedi 18 juin

Spagetti

Après les coton-tiges...

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mardi 17 mai

Il pleut dans le 06

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mercredi 04 mai

Et voici ma bestiole

C'est une Yamaha XJ600N, aussi connue sous le doux nom de Diversion. elle date de fin 1997, a 26000km, développe 60 ch (de quoi se faire la main sans se faire trop peur).

Très agrébale à piloter, facile à balancer d'un côté et de l'autre dans les successions de virages de l'arrière pays, elle se faufile aisément dans la circulation dans les bouchons des vacanciers des Alpes-Maritimes.

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Et bien entendu, elle est rouge, car les motos rouges vont plus vite que les autres !

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lundi 02 mai

Un peu a l'arrache..

Je passe en coup de vent...
Pas mal de boulot, un peu de changement au niveau personnel...

Et surtout une nouvelle moto, jolie et rouge, bien sur !

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vendredi 22 avril

A

Un petit message rapide avant de partir en week-end sous la pluie du Nord-Est pour vous annoncer ma reussite au permis A.

A bientot !

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jeudi 14 avril

La ville verticale

J'ai toujours vecu ici. Je suis né il y a une trentaine d'années, dans la petite clinique du 15ème, escalier 12. A l'époque déjà la cité s'étendait sur la falaise. Cette alternative a la crise du logement avait apporté un peu d'air frais. Nous étions toujours entassés les uns sur les autres, mais de cette manière on pouvait en entasser beaucoup plus. Bien sûr il y avait les chutes, mais cela participait la "sélection naturelle", et au bout du compte, seuls ceux qui avaient bon équilibre survivaient. La morphologie des habitants avait également évolué : ils s'étaient tassés à force d'emprunter les escaliers, et leurs cuisses avaient pris de grandes proportions. Seuls les notables avaient la clé d'accès aux ascenceurs qu'ils empruntaient plus souvent qu'à leur tour, pour montrer leur pouvoir au petit peuple comme nous.

La ville se trouvait sur une falaise au bord de l'océan, d'une hauteur sans fin. Rongée par les vents et le sel, elle vieillissait plus vite que de raison. La rouille envahissait tout, et les fonderies n'avaient pas assez de matière première pour tout remplacer. Encore une fois, les notables profitaient, dans leurs appartements toujours très bien entretenus, de notre travail. Quant à eux, nos logements étaient sales, toujours humides, troués par la corrosion. Il n'était pas rare de passer au travers du plancher en fer et de se retrouver pendu dans le vide au-dessus de la maison du voisin. Meme nos lumières étaient ocres. Il nous arrivait de nous demander s'il existait une autre couleur. La ville toute entière était marron. Sans parler du bruit, les chocs contre le métal se propageaient d'un bout à l'autre sans fin, nous devenions fous. Il nous arrivait descendre dans les plus bas fonds de la cité et de rêver à l'océan qu'on devinait encore en-dessous, sous les brumes, et d'un bateau qui pourrait nous emmener loin vers de meilleures conditions. Personne n'avait jamais réussi a l'atteindre. Il paraît qu'au début, la falaise n'était pas creusée par les vagues, et qu'on pouvait descendre, au prix de quelques heures de marche, tremper les pieds dans l'eau, et rêver a la Liberté. Aujourd'hui la mer avait creusé dans la roche une cavité de plusieurs kilomètres impossible a franchir. Nous étions prisonniers de la cité, impossible de fuir, ni par le bas, ni par le haut sans fin. Les côtés enfin étaient impraticables, constitués de grandes dalles en rocher friable. Plusieurs avaient essayé de les franchir, nous en avions vu, mais invariablement, au bout de quelques metres, une prise se détachait, et ils plongeaient dans le grand vide.

J'occuppais un petit duplex, a l'exterieur. Les plus riches avaient droit aux logements contre la falaise. Il y avait la place en haut pour un lit étroit, en bas un evier, une tole soudée au mur faisant office de table, une petite chaise. Pour aller me coucher, je devais sortir côté océan, et par la petite échelle de barreaux, gagner l'écoutille de ma chambre. Pas de garde fou, pas de filet. Un faux pas, une glissade, et c'était la grande chute. Un peu de magie aussi quand, certains soirs de pleine Lune, la brume masquant la masse de la cité, une petite brise me caressant le visage, je restais pendu à mes barreaux plusieurs heures, à rêver que je pouvais toucher le ciel. A rêver que j'avais le pouvoir de voler.

A force de rêver, on fini par y croire. Je m'étais confectionné un attirail, avec les plumes que les mouettes qui montaient jusqu'à notre hauteur laissaient tomber sur les toits, dans les grands escaliers ou sur les passerelles qui formaient les différents niveaux. Au bout d'une dizaine d'années j'en avais suffisamment. J'attendais le grand soir, un soir d'été où le soleil vient réchauffer l'immense grotte creusée par l'océan sous la cité, créant un courant d'air chaud qui pourrait me porter au sommet de la falaise. Le soir venu, je sentis le vent chaud sur mon visage. Vêtu de mon attirail, je sautai dans le vide, en route pour la Liberté. Happé par l'air chaud, je planais, m'élevant lentement au-dessus de la cité rouillée, sale et puante, qui se réduisit bientôt a un tout petit point loin en-dessous de moi. Je fini par dépasser le sommet de la falaise, pour me poser dans un pré.

En rigolant comme un gosse, couché dans l'herbe, les yeux dans le vague, je me dis que j'avais réalisé mon rêve. J'avais touché le ciel.

Posté par shef à 09:18 - Ecrits - Commentaires [2] - Permalien [#]

lundi 04 avril

Malheur de malheur

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Posté par shef à 23:43 - Commentaires [4] - Permalien [#]

dimanche 03 avril

Le postulat du malheur du monde

Les gens dénigrent ce qu'ils ne comprennent pas

Posté par shef à 15:40 - Commentaires [2] - Permalien [#]